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Enreach
Enreach et Stelogy remettent la voix au centre avec l’IA

Enreach et Stelogy remettent la voix au centre avec l’IA comme levier et la souveraineté comme filtre

09.02.2026

Bertrand Pourcelot, DG Enreach for Service Providers, et Olivier Grosjeanne, CTO Product and Technology de Stelogy, décrivent une année 2025 qu’ils vivent comme un basculement opérationnel, la voix cesse d’être une simple commodité, l’IA lui redonne du relief, puis de la valeur, parce qu’elle transforme l’appel en donnée exploitable, intégrable, actionnable. Le duo replace ce mouvement dans une logique d’écosystème, Enreach se positionne comme éditeur de plateforme de communication unifiée et de convergence fixe mobile, puis avance via des opérateurs et des intégrateurs, Stelogy revendique justement ce rôle d’opérateur BtoB de premier plan, au contact d’entreprises de toutes tailles, jusqu’aux collectivités.

Leur point commun tient dans une idée simple, la téléphonie ne se pilote plus comme un silo. La transcription, l’IA, les APIs, l’automatisation et l’intégration aux CRM font glisser la voix dans les flux numériques de l’entreprise, au même titre que les autres données. Dans cette lecture, le sujet ne consiste plus à joindre et être joint, il consiste à enrichir l’interaction client, à donner du contexte au collaborateur, à accélérer la résolution, à documenter, à fiabiliser, à industrialiser sans rigidifier. Les deux dirigeants insistent sur l’importance de partenariats durables, parce que l’usage reste simple côté utilisateur quand la complexité se loge côté plateforme, réseau, interconnexions et intégrations métiers.

La mobilité devient l’autre accélérateur. Olivier Grosjeanne décrit un monde où l’utilisateur travaille de la même manière sur site, en télétravail ou en déplacement, avec des exigences identiques de sécurité et de continuité. La convergence fixe mobile ne relève plus d’un confort, elle devient une condition d’efficacité, le numéro fixe se transporte, puis s’exprime sur le mobile, et le mobile récupère les attributs du fixe, groupes, traitement d’appels, enrichissement CRM, collaboration.

Bertrand Pourcelot rappelle que certains marchés européens avancent plus vite, notamment en Europe du Nord, et observe un regain de demande sur ces scénarios depuis douze à dix-huit mois, avec un effet direct, la mobilité réelle, GSM compris, entre enfin dans le cœur des processus d’entreprise.

Un cas industriel illustre ce passage du principe à la réalité. Un grand acteur de l’automobile démarre sur un projet de voix fixe classique, puis se heurte à la mobilité interne et aux limites de couverture wifi dans certains sites. Des POC conduisent à basculer vers la convergence, le fixe se traduit sur un numéro mobile, la couverture devient stable, le numéro géographique reste visible, le terminal coûte moins cher, et la suite s’ouvre naturellement vers de nouveaux usages, transcription, intégration CRM, enrichissement de l’outillage quotidien. La voix ne s’ajoute pas au système, elle se fond dans le système.

Le sujet de l’IA se prolonge ensuite en interne. Bertrand Pourcelot explique qu’Enreach expérimente, comme un client représentatif, et que l’intégration téléphonie informatique reste un socle encore trop peu exploité, la remontée de fiche et le contexte de compte apparaissent dès l’appel, quel que soit le canal, puis l’IA commence à jouer un rôle d’assistance au collaborateur, compréhension de l’intention, interrogation de la base documentaire, suggestions de questions et d’actions pour guider la résolution. L’enjeu se déplace, l’IA ne remplace pas l’échange, elle structure l’exécution.

La souveraineté apparaît enfin comme un critère d’achat qui se durcit. Bertrand Pourcelot constate un renforcement lié au contexte géopolitique et à la domination des hyperscalers sur l’IA. Sa réponse consiste à privilégier la configurabilité, une plateforme « agnostic » qui permet aux opérateurs de choisir les moteurs, les modalités d’hébergement, les niveaux de contrôle, jusqu’aux grands comptes qui souhaitent connecter leurs environnements. Pour 2026, la promesse se mesure à un indicateur très concret, la mise en production de services réellement à valeur ajoutée, en particulier pour les PME, encore sous-équipées sur l’interaction client et l’automatisation.

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