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Des interactions plus smart, enrichies et contextuelles, apparaissent désormais comme un véritable catalyseur de croissance. Elles ne concernent pas seulement les échanges entre individus, mais irriguent aussi l’ensemble de l’écosystème. Lors du Global Partner Summit d’Enreach for Service Providers, installé au Mouratoglou Hotel and Resort à Sophia Antipolis, plusieurs présentations et démonstrations de cas d’usage d’intelligence artificielle appliquée à la voix et d’automatisations de workflows en mode low-code ou no-code ont ouvert de nouvelles pistes de développement pour les fournisseurs de services et leurs partenaires. Le leitmotiv s’impose : « redonnons ensemble davantage de valeur à la voix et aux conversations ».
« Nous nous efforçons de supprimer ou tout au moins de réduire les silos », insiste Bertrand Pourcelot, DG d’Enreach for Service Providers. Il évoque ces cloisons persistantes entre télécoms et IT, fixe et mobile, voix et données, et défend l’idée d’intégrations toujours plus poussées avec les logiciels métiers et les systèmes d’entreprise. Sa mission est claire : accompagner les fournisseurs de services dans leur transformation digitale à travers les différentes vagues technologiques, du cloud à l’automatisation, jusqu’à l'IA.
Le Summit déroule trois jours rythmés qui mêlent réseautage, conférences et démonstrations, depuis le cocktail d’ouverture du 24 septembre jusqu’à la journée en mer du 26. Avec traduction simultanée et un public de fournisseurs de services télécom et IT venus confronter visions stratégiques et retours du terrain, nous y retrouvons une scène centrale, la salle Roland Garros, où la conférence du 25 septembre cadre l’ambition de croissance par des interactions plus intelligentes avant de consacrer l’après-midi aux cas d’usage et à l’expérience utilisateurs, le tout s’achève par une cérémonie de prix, un dîner à la Bégude et une série d’essais produits, un format qui engage et qui donne du temps long à des échanges souvent trop rapides lors des événements classiques .
Une séquence clé se joue en fin de journée, la table ronde Ecosystem User Experience and Vertical Use Case, modérée par Paul Dubois, place l’expérience au cœur de l’écosystème plutôt que dans la seule fiche de fonctionnalités, nous sommes dans un décor où l’hôtellerie veut des dispositifs mobiles robustes, la logistique exige des communications stables sur de grands sites, les centres de contact demandent une sécurité de bout en bout, l’industrie réclame de la résilience en Wi Fi ou en DECT, l’éducation et la santé posent la question de l’accessibilité et de la confidentialité. Chacun vient avec ses contraintes et ses métriques, tous cherchent de la simplicité et de la continuité d’usage, l’enjeu consiste à faire converger plateformes, terminaux et intégrations pour que l’utilisateur n’ait plus à se soucier des couches techniques qui l’entoure.
Dès l’introduction, le ton est clair, « La simplicité d’usage prime t-elle désormais sur la richesse fonctionnelle », la question provoque des sourires et des hochements de tête, la salle reconnaît l’évidence, nous parlons de personnes en mouvement, de métiers soumis à des pics d’activité, de personnels qui alternent accueil et back office, la bonne réponse ne tient pas dans un catalogue mais dans l’orchestration, l’expérience se mesure à la vitesse à laquelle l’appel démarre, à la clarté d’une voix malgré le bruit ambiant, à l’absence d’effort cognitif quand il faut basculer de Teams à une autre plateforme sans perdre ni les réglages audio ni les raccourcis qui sécurisent un geste professionnel.
La discussion glisse naturellement vers la verticalisation, « La multiplication des usages verticaux a t il un impact sur votre gamme de solution », chacun illustre, l’exemple de l’hôtellerie nourrit l’échange, les équipes en étage réclament du DECT fiable et discret, l’accueil a besoin de postes fixes intégrés aux PMS, la direction veut superviser sans friction des salles de réunion hybrides, la santé impose un cran supplémentaire avec des flux chiffrés, des casques adaptés aux environnements bruyants, des combinés qui tiennent la garde et qui résistent, la logistique rappelle l’importance des alertes et de la portée radio sur des sites étendus, la banque exige des parcours conformes et des fonctions d’escalade maîtrisées, la verticalisation n’est pas un slogan marketing, elle prend la forme de petits détails cumulatifs qui font gagner des secondes, donc de la productivité, donc de l’adoption.
Les constructeurs confirment ce déplacement du centre de gravité, Jabra ramène la conversation au terrain avec une exigence qui revient dans chaque déploiement, la simplicité ne s’oppose pas à la richesse, elle demeure la condition d’accès aux fonctions avancées, l’innovation utile passe par l’annulation de bruit qui ne fatigue pas, par des micros qui isolent la voix sans déformer, par des caméras qui cadrent intelligemment sans surprendre, chez HP Poly la proposition se lit dans l’unification des postes et des salles, la gestion centralisée via Poly Lens garantit la cohérence des réglages et rassure des DSI qui cherchent des gains opérationnels plutôt que des catalogues hétéroclites, l’intégration profonde avec Teams et plus de quatre vingts plateformes UCaaS réduit les frictions quand l’utilisateur change de contexte, la promesse vaut surtout dans des réseaux multisites où la rotation des équipes impose des interfaces prévisibles, une ergonomie stable, une maintenance pilotée.
Yealink illustre la logique métier avec des fonctionnalités ciblées, dans la banque et l’éducation l’ajout d’un bouton d’urgence répond à des scénarios qui demandent une action immédiate et traçable, dans les environnements industriels l’intégration d’une alarme de chute sur des téléphones Wi Fi matérialise la convergence entre communication et sûreté, ces décisions de design transforment la perception de la technologie, elles disent qu’un terminal UCaaS ne s’arrête pas à la voix, il devient un point d’entrée vers des processus critiques, il s’inscrit dans une chaîne de valeur où l’événement doit remonter, être horodaté, déclencher une réponse.
Snom ramène l’hôtellerie dans la discussion, l’exemple du Davy Crockett à Disneyland Paris circule entre les fauteuils, le personnel en mobilité gagne en réactivité, la réception garde la main, la promesse se mesure au temps perdu en moins, la marque cite la logistique et l’entrepôt, le DECT retrouve des couleurs face aux réseaux saturés, la portée et la fiabilité priment, la continuité de service devient tangible quand la technologie s’efface, la table ronde revient alors à l’idée maîtresse, nous cherchons des parcours sans couture, pas des catalogues, la réussite tient à la capacité des acteurs à se parler et à se synchroniser.
Les tendances de fond traversent le débat, « L’IA générative est elle un vrai vecteur de solutions Verticales », la salle ne se contente pas d’un effet de mode, l’IA sert déjà à nettoyer les sons, à transcrire, à traduire en temps réel, à assister la prise de notes, demain elle alimente la maintenance proactive des équipements, elle recommande des réglages en fonction d’une salle et d’un bruit ambiant, elle propose des parcours contextualisés par secteur, l’ouverture par API devient une évidence, l’écosystème bouge vers des plateformes où l’éditeur, l’intégrateur et le constructeur composent ensemble des réponses métier, les réglementations NIS2 et DORA ajoutent une couche d’exigence qui impose des politiques de patch claires, des journaux d’événements audités, une gouvernance qui documente chaque interconnexion, la souveraineté numérique entre dans la conversation par capillarité, elle pousse à expliciter les choix d’architecture, elle crédibilise les offres qui maîtrisent leur chaîne de support.
Ce blog est publié par ITRNews
Le thème central était "l'usage avant la techno", soulignant l'importance de l'expérience utilisateur et des interactions intelligentes pour la croissance. L'événement a mis en avant l'IA appliquée à la voix et l'automatisation des workflows en low-code/no-code.
Bertrand Pourcelot, DG d’Enreach for Service Providers, insiste sur la réduction des silos entre télécoms et IT, fixe et mobile, voix et données. L'objectif est d'intégrer les communications unifiées aux logiciels métiers et systèmes d'entreprise pour une transformation digitale fluide.
Des démonstrations ont illustré l'IA appliquée à la voix et l'automatisation des workflows. La table ronde "Ecosystem User Experience and Vertical Use Case" a exploré des besoins spécifiques par secteur (hôtellerie, logistique, centres de contact, industrie, éducation, santé), mettant en lumière la nécessité de simplicité et de continuité d'usage.
La simplicité d'usage est considérée comme primordiale, surtout pour les professionnels en mouvement ou soumis à des pics d'activité. L'expérience utilisateur est mesurée par la rapidité des appels, la clarté de la voix et la fluidité des basculements entre plateformes sans effort cognitif.
La verticalisation se traduit par des fonctionnalités ciblées pour chaque secteur. Par exemple, l'hôtellerie demande du DECT fiable, la logistique des alertes et une portée radio étendue, la banque des boutons d'urgence traçables. Les constructeurs comme Jabra, HP Poly et Yealink confirment cette tendance en proposant des solutions adaptées aux besoins métiers spécifiques.
L'IA générative est un vecteur de solutions verticales, utilisée pour le nettoyage sonore, la transcription, la traduction en temps réel et l'assistance à la prise de notes. À l'avenir, elle alimentera la maintenance proactive, recommandera des réglages contextualisés et proposera des parcours adaptés par secteur, tout en respectant les réglementations comme NIS2 et DORA.